Dimanche 22 juillet
Le Christ notre paix
Bonjour à tous,
Nous sommes le Peuple de Dieu, bien plus : le Corps du Christ,
Aussi, rassemblons-nous, car nous sommes peu nombreux.
Nous venons ici ou pour la première fois, de loin, par hasard,
ou habituellement. Pour beaucoup, sans doute, en ces temps de vacances,
vous venez de pays étrangers, dans ce vieux quartier parisien dont
notre belle église fait partie : nous vous accueillons avec joie.
Que la Parole et le Pain soient notre GERME de Vie à partager
Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.
Catherine Martin Laprade
Lundi soir, pendant la préparation de cette célébration,
nous nous sommes demandés quelle signification pouvaient avoir
certains mots pour nos contemporains… ?
N’avons-nous pas à réinventer un nouveau langage
pour être compréhensibles ? A redonner sens à des
mots usés ?
Une autre forme de communication ? De dialogue ?
Sans doute un effort de notre part…
Car une invitation à des changements d’attitude
Peut nous bousculer, nous déranger ?
Voire même nous enfermer dans nos certitudes?
Va-t-on devoir abandonner notre langage codé,
malgré tout rassurant…
qui nous renvoie à notre formation religieuse ?
Peur ?
Et pourtant,
n’avons-nous pas le désir d’être audible, auprès
de ceux qui nous entourent, qui n’ont aucune culture religieuse,
pour leur transmettre ce message d’espérance ?
Leur parler de ce Jésus, annoncé comme « Germe juste
» ?
Un germe aujourd’hui, n’évoque-t- il pas la maladie
et tout son cortège ?
Mais le germe…
n’est ce pas aussi, l’origine, la vie qui contient une force
fabuleuse,
cependant discret, minuscule ?.
Il contient tout. Et tout est déjà là.
Dans l’espérance, il va se développer, grandir.
Voilà que le Sauveur annoncé par Jérémie,
dont on va entendre la lecture est appelé :
« Le Germe juste »…
Quant au berger, quelle évocation dans nos communautés
plutôt citadines ?
Si c’était plutôt un « guide »… «
veilleur »… » passeur » qui ne veut en perdre
aucun ? Ou encore un « coatch » comme disent les jeunes ?
A nous de trouver…sans oublier que le berger est au service de son
troupeau …
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Oui mais, qui veut faire partie d’un troupeau ?
Est-ce vraiment épanouissant et valorisant pour les individualistes
que nous sommes ?
Peu de dialogues, peu de communication ?
Si nous laissions venir à nous
et écouter ceux qui nous semblent si éloignés…
en apparence,
ils ont sûrement beaucoup de choses à nous dire…
Alors, avec leurs mots à eux,
nous pourrons leur parler du message d’espérance de cet homme
Jésus, le Xst ?
Jacqueline Casaubon
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